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Chacun a son histoire sur ses débuts de course à pied.

Les gens me demandent souvent pourquoi et comment j’ai commencé à courir.

Ma course à pied a commencé quand j’avais dix ans. C’était une punition infligée par mon professeur d’éducation physique. Chaque fois que je n’étais pas attentif ou désobéissant, il me faisait courir autour de la piste. J’ai réalisé que j’aimais ça, et très vite, je faisais tout pour pouvoir trotter autour de la piste de 400 mètres et ne pas m’entraîner avec les autres élèves de ma classe. Courir semblait être la seule chose qui pouvait calmer mon esprit des défis de la vie que je rencontrais quotidiennement à la maison et à l’école (un sujet pour un article ultérieur). En d’autres termes, la course à pied était une sorte de pilule que je prenais pour me calmer, me recentrer et me sentir rempli d’espoir pour les quelques heures suivantes. Je n’ai jamais pratiqué la course comme sport parce que mon beau-père finissait toujours par me faire détester n’importe quel sport que je commençais. Ses «techniques d’enseignement» habituelles étaient la critique négative, la violence verbale et physique, la punition et l’humiliation. J’ai joué au handball, au football, au judo, au tennis et parfois je faisais du jogging, pour toujours finir par endurer les critiques et coups pour la façon dont je pratiquais le sport ou ma technique dont il n’approuvait pas. Quoi qu’il en soit, pendant que je vivais avec mes parents, le sport était une source d’angoisse toxique et de violence fréquente. J’ai complètement arrêté le sport jusqu’à ce que je quitte la maison à l’âge de dix-sept ans. L’activité dans laquelle j’ai continué à m’engager était le jogging occasionnel.

Ce n’est qu’à l’âge de 41 ans que j’ai décidé de me concentrer sur la course à pied. Il y a toute une histoire derrière ma décision. Mais en résumé, j’ai frappé le fond du baril vers mon quarantième anniversaire. Mon esprit était en chaos total, j’étais «en surpoids», ruiné et j’avais le cœur brisé. Sans emploi, sans vision d’avenir, juste quelques contrats ici et là, pas de relations émotionnelles, pas de vrais amis, seulement de la douleur et du désespoir. J’étais au bout de ma corde et je croyais sincèrement que mes jours étaient comptés. Tout ce que je faisais, à l’époque, était de constamment obséder sur cette idée.

Le 27 juin 2007, j’en avais par-dessus la tête. Les choses devaient changer tout de suite, sinon je ne tiendrais pas un jour de plus. À ce jour, je ne sais pas pourquoi l’idée ne m’est jamais venue plus tôt, mais la course à pied a refait surface, et cela m’a rappelé à quel point j’aimais courir sur la piste pour me réorganiser l’esprit, me sentir calme et me recentrer. J’ai décidé de mettre mes vieilles chaussures de jogging et de sortir pour une courte course. Je n’étais vraiment pas en forme. Après une course de 3 km, j’étais de retour à la maison et, comme par intervention divine, mon esprit était clair. Pour la première fois depuis des années, je me sentais plein d’espoir et prêt à changer ma vie.

J’ai commencé à courir deux fois par semaine pendant les trois premiers mois, puis cinq fois par semaine, sur des distances de 10 à 42 km. Ma vie s’est progressivement améliorée. J’ai obtenu un travail qui me plaisait, j’ai obtenu des promotions, j’ai gagné plus d’argent et tout allait bien. Chaque fois que je n’avais pas le moral, je savais que ma course serait au rendez-vous pour me hisser hors de la fosse, m’aider à me recentrer et à me redonner l’énergie de passer à l’action.

Je crois sincèrement que la course à pied m’a réellement sauvé ma vie, au sens propre et figuré. Chaque jour où je cours, je suis reconnaissant pour tout ce que ce sport m’a donné. Je suis devenu physiquement plus fort, mentalement plus résistant, courageux, concentré, calme et plus gentil avec les gens. La course a calmé le chaos dans mon esprit, m’a permis de me concentrer sur ce qui était important pour moi et de m’éloigner de ce qui était toxique pour mon bien-être. Dans l’ensemble, je crois que la course a fait de moi une meilleure personne. Et j’en suis extrêmement reconnaissant.

Racontez-moi vos débuts de course à pied dans la page contact.